Journée mondiale des espèces menacées 2021

L’hippocampe, véritable ambassadeur de la bonne santé des écosystèmes littoraux.

Journée mondiale des espèces menacées 2021

L’hippocampe, véritable ambassadeur de la bonne santé des écosystèmes littoraux.

Une espèce côtière menacée

Surnommés chevaux de mer, les hippocampes sont des poissons à l'allure surprenante dont il existe plusieurs dizaines d'espèces.

Aujourd’hui, elles sont toutes menacées en raison de la destruction de leur habitant naturel. 

Habitant les zones côtières, les mangroves et les récifs coralliens, l'hippocampe ne possède pas d'arme de défense et est particulièrement sensible à la pollution et aux activités humaines. Cela fait de lui un véritable ambassadeur de la bonne santé des écosystèmes littoraux.

En plus de la destruction de son habitat naturel, la surpêche et le commerce illégal des hippocampes constituent de réelles menaces. Chaque année, on estime que 20 millions d'hippocampes sont pêchés pour le compte du commerce illégal et principalement en Asie, où il est utilisé comme un pseudo-remède médicinal ou vendu séché en souvenir touristique.


Conservation et reproduction au Grand Aquarium de Saint-Malo

Dans le cadre de leur mission de conservation des espèces, les Soigneurs Aquariologistes du Grand Aquarium de Saint-Malo participent à un programme de reproduction de l'hippocampe à gros ventre (Hippocampus abdomunalis), l'une des deux espèces présentes à l'aquarium. 

Comment ? Pendant la phase de parade nuptiale, le mâle met en avant sa poche au niveau de son abdomen pour y accueillir les œufs de la femelle.

L’échange d’œufs se fait par entrelacement des 2 individus. Après gestation, la poche du mâle éjecte les petits par centaines. 

Les parents ne s’occupent pas des nouveaux-nés qui sont indépendants et se nourrissent de plancton.

Pour cette raison et parce que leur petite taille les rend particulièrement vulnérables, les petits sont récupérés dans les bassins par les Aquariologistes et grandissent à l'abris des regards en coulisses, où ils sont surveillés quotidiennement.
Au bout de quelques mois, les jeunes hippocampes sont capables d’aspirer des proies comme les artémies.